25.1.10

Slips rouges et bas-nylon 1/4

Depuis quelques années les films de super-héros (l’amalgame est volontaire) sont à la mode et l’on voit fleurir sur nos écrans toutes sorte d’adaptations, fidèles ou non. Ici, justement, le but avoué est clairement de juger ces adaptations comme ce qu’elles sont, des films, sans connaissances aucune des comics d’origine. En effet il m’est difficile de dissimuler la fierté qui me vient de mon absence totale de connaissances des classiques du 9ème art américain. Je pousse même l’affront jusqu'à penser que mes critiques seront d’autant plus objectives. Mais on y reviendra.
Pour les critiques suivantes j’ai utilisé un schéma car, et c’est ce qui est pratique, pour tous ces films, des constantes reviennent fréquemment : effets spéciaux chiadés, acteurs charismatiques a grosses voix, actrices ultra sexy à grosses…présences, et scènes d’actions époustouflantes. Elles serviront donc de critères.

Sin City (2005):


Adaptation de la BD de Frank Miller par Frank Miller et Robert Rodriguez. Ce que je m’apprête à écrire est certainement faux, mais selon moi Miller n’a eu qu’un rôle de consultant, mais là aussi, nous y reviendrons.

Côté casting on retrouve du beau monde, autant pour les rôles principaux que pour les secondaires. Bruce Willis, Clive Owen, Benicio Del Toro, Mickey Rourke, Elijah Wood, Michael Madsen, Josh Hartnett vont ainsi se croiser tout au long du film et des rades pourris. La présence féminine est moindre mais pas en reste car on retrouve Jessica Alba, Brittany Murphy, Rosario Dawson ou encore Carla Gugino qui sont toutes là pour nous montrer leurs grosses… performances d’actrices. Les acteurs jouent bien, sans sur jouer, sans trop forcer leurs expressions ou leurs voix, et sonnent juste (presque) à chaque fois.


Sin city sent l’urine, la gerbe, le sexe payant et les échanges létaux. Frank Miller possède un style graphique vraiment particulier n’utilisant quasiment que du noir et du blanc (notez que je n’ai pas écrit du « noir & blanc »). L’adaptation cinématographique se devait donc de respecter un rendu original et proche de l’original. Or même si cela doit déplaire à certain, on peut dire que visuellement le film est très réussi.


Pendant deux heures le choix artistique ne cesse de flatter la rétine. Le noir & blanc est très beau et les touches de couleur franches que l’on retrouve tout au long du film sont parfaitement intégrées. Les cadrages, les décors et le montage du film n’est pas en reste. Le film ne donne jamais l’impression que les effets numériques ont captivés toute l’attention de l’équipe technique au détriment de la réalisation dans son coté « classique ». Vous noterez la participation exceptionnelle de Quentin Tarantino comme réalisateur pour une scène que je ne qualifierais pas de « meilleure scène du film » comme plusieurs critiques lors de la sortie du film, mais surement de « scène la plus déjantée » du film.

comic/film

A l’instar du film le scénario est lui aussi sombre. En effet les super-héros dépeints par l’histoire sont plutôt des antihéros. Des mecs que d’ordinaire on préfèrerait éviter. Ils ne sont d’ailleurs pas a proprement parler des super-héros car ils n’ont pas de super pouvoirs, hormis le fait qu’ils encaissent tous un peu trop bien les balles et les coups. Le scenario donc, nous plonge dans des moments de vies, sans explications autres que les quelques détails que l’on peut glaner ici ou là dans des dialogues assez savoureux. L’histoire confère plus au film noir qu’a superman. Un des « héros » veut se venger des assassins de la pute avec laquelle il vient de coucher, l’autre est flic et protège une petite fille d’un salaud, le dernier se retrouve a tenter d’éviter une guerre mafia/police.


Au final le spectateur se retrouve plongé pendant deux heures dans un mélange malsain, entre héroïsme et sadisme, lueur d’espoir et désillusions. Plus que les histoires c’est l’univers et la crédibilité de la ville de Sin City qui captive. L’ambiance, appuyée par une bonne réalisation et de bons acteurs, parachève de délivrer au film toute sa saveur, qui, dans le cas de Sin City, est certainement plus aigre que douce.

La suite demain avec The Spirit.

3 commentaires:

the_used_prophet a dit…

"Depuis quelques années les films de super-héros sont à la et..."

Je ne vois pas ce que Dieu a à voir là dedans.

Sinon je valide ton opinion, il me tarde de lire le comic pour voir si ça colle.

Pollo a dit…

Merci erreur corrigée.

Pour ce qui est de l'adaptation du comic, oui ça colle terriblement bien. Je n'ai lu que l'histoire de Marv mais j'en suis arrivé à être persuadé que le film comportait un passage qui n'est que dans la bd.

EFC member a dit…

trés bien, trés bien, comme on lirait sur www.marmiton.org "ca m'a remis l'eau à la bouche" , trés bon travail pollo rien a rajouter, en lisant je me disais juste que je lirai bine la meme chose sur the spirit voir ce qu'il en a pensé... mais je vois que el rendez-vous est deja pris... tant mieux mthrfckr.